Transjurassienne 2022 : un retour gagnant

Transjurassienne 2022 : un retour gagnant

« C’est la plus belle Transju classique depuis le retour au classique, en 2005 ! » …c’est un expert de la TJ qui commente ainsi cette nouvelle édition de la TJ classique : c’est Michel Bouteraon, militant bénévole de la première heure de cette épreuve et qui la terminait ce samedi 12 février …. pour la 40ème fois (classique et patins confondus) !

For this article in english, see this page. Autotranslated by Google.

Et ce n’est pas moi qui le contredirai :

  • une météo royale : -10 pendant la nuit, histoire de bien geler les traces et garder intacte le peu de neige qui recouvre le massif, -4 à une demi-heure du départ, pas de vent et très vite une température positive au soleil … et un soleil majestueux donnant aux montagnes du Jura des allures magiques de carte postale.
  • des traces impeccables sur l’ensemble du parcours (à quelques très rares exceptions près dans les quelques passages plein sud et plein soleil) et une neige facilement fartée en Tube universel multigrade parsemé de tube violet. Pas même besoin de recouvrir de poussette ! Quelques descentes rapides mais finalement très acceptables, même pour des p’tits vieux, vue la douceur de la neige (…et le faible effectif de coureurs)
  • (hélas en effet) peu de concurrents : 390 attendus et seulement 350 partants. Et donc aucun bouchon, pas de souci pour doubler (…ou se faire doubler !). Une belle ambiance, avec beaucoup de concurrents « populaires » : comprenez qui ne se battent pas à coup de secondes et prennent le temps de se faire plaisir, de causer, de sourire ! C’est sans doute la dernière course en France qui peut se targuer du titre de « populaire ». Et, Worldloppet oblige, quelques étrangers qui ont bravé les frontières pour retrouver le bonheur des worlds.

Cette reprise, après 2 années d’annulation pour cause d’absence de neige + Tétra + Covid, redonne courage et espoir pour les années prochaines. Et tant mieux ! Je m’étais, du reste, fait la même remarque après les Belles Combes et l’Envolée Nordique courues par une météo et une neige exquises. Tant mieux pour nous… et pour les organisateurs qui ont bien du mérite depuis des années pour croire en leur épreuve et …maintenir vivant notre terrain de jeu.

Bon, nous n’avons pas échappé aux absurdités bureaucratiques et politiciennes du pass sanitaire, du masque et autres péripéties coronaviriennes. Mais en passant par derrière, cela le faisait tout de même pour tous.

Un parcours original avec un départ des Rousses mais qui fainéante durant 4 bons kilomètres autour des Rousses avant d’avaler les beaux plats qui mènent à Bois d’Amont. La montée sur le Risoux fidèle à elle-même avec son coup de cul en quittant Bois d’Amont puis ses plats montants entrecoupés de courtes côtes sur une neige rapide (encore gelée) mais qui accroche bien le fart. Tiens, par parenthèse, beaucoup de concurrents en Skin : très bonne accroche et glisse presqu’aussi bonne que nous, les anciens qui fartons encore…

La descente sur Bellefontaine, sans embouteillages, avec une piste bien préparée et une neige non glacée … le bonheur.

Chapelle (j’adore : rappelez-vous c’est là que j’ai porté mon premier dossard à skis, en 1979…) et la Combe des Cives. Un régal pour les adeptes de la double poussée (… dont je suis, à ma plus grande honte !).

La Célestine et Pré-Poncet : d’habitude c’est la fin des côtes. Eh bien, pas cette année : nous repartons sur Chapelle (vers la Pré d’Haut pour être plus précis) et découvrons une boucle de 4 à 5 km aussi belle… qu’animée : des vraies bosses, des descentes vives …que nous vivons avec un plaisir mitigé après 40 km à fond.

On retrouve tout de même la route et le Canyon, cette année (du moins le samedi en classique) bien large et dégagé.

Et c’est Chaux-Neuve. Une dernière bouclette d’un km et l’arrivée somptueuse au pied des tremplins (… que l’on ne voit absolument pas, trop attirés par la banderole « Arrivée »).

Chapeau les organisateurs : ce fut une course …bien charpentée (850 mètres de dénivelé positif pour 48.7 km à ma montre) mais variée, superbe, mêlant forêts et combes. J’ai adoré.

Bon pas d’arrivée à Mouthe, faute d’enneigement suffisant.

Un jour, peut-être, la Transju fera comme la Finlandia et renoncera à une Traversée (certes intéressante sur le principe mais nulle pour les skieurs… et les organisateurs). Rêvons….

Un retour gagnant … et la plus belle depuis longtemps.

This entry was posted in Race reports 2022. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s